Avec la hausse des températures le moustique tigre (Aedes albopictus) regagne du terrain en Nouvelle-Aquitaine. Espèce invasive et vecteur potentiel de maladies virales telles que la dengue, le chikungunya et le virus Zika, le moustique tigre fait l’objet d’une surveillance renforcée. L’objectif est d’anticiper les risques sanitaires et prévenir toute transmission locale
Implanté en France métropolitaine depuis 2004, cet insecte invasif poursuit son expansion année après année. Facilement reconnaissable à sa petite taille et à son corps noir strié de blanc, il constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique.
Moustique tigre : un vecteur potentiel de maladies virales
Le moustique tigre peut transmettre plusieurs virus, dont la dengue, le chikungunya et le virus Zika. Le risque sanitaire apparaît lorsqu’un « cas importé », personne infectée lors d’un séjour dans une zone tropicale, revient sur le territoire. Si un moustique tigre local pique cette personne, il peut à son tour s’infecter et transmettre le virus à d’autres individus. Ce mode de transmission impose une surveillance épidémiologique et entomologique étroite, afin d’éviter l’émergence de cas autochtones en Nouvelle-Aquitaine.
Des conditions printanières propices à sa prolifération
Le cycle biologique du moustique tigre favorise sa réapparition dès le printemps. Les œufs pondus à l’automne précédent survivent à l’hiver grâce au phénomène de diapause, un mécanisme d’hibernation propre aux moustiques. Avec l’allongement de la photopériode au printemps, ces œufs éclosent progressivement, entraînant une reprise de l’activité des populations de moustiques tigres.
Surveillance et lutte contre le moustique tigre, une stratégie ciblée
La lutte contre le moustique tigre repose sur deux objectifs complémentaires :
- Surveiller la prolifération du vecteur afin d’anticiper les risques sanitaires ;
- Détecter précocement l’apparition de maladies pour prévenir toute transmission locale.
Le moustique tigre se déplace sur un périmètre limité inférieur à 150 mètres. Cette caractéristique permet de mettre en œuvre, si nécessaire, des opérations de démoustication ciblées, rapides et efficaces.
QUALYSE, au coeur de la surveillance du moustique tigre en Nouvelle-Aquitaine
En Nouvelle-Aquitaine, la surveillance s’appuie notamment sur un réseau de pièges pondoirs et sur l’analyse des signalements citoyens effectués via une plateforme dédiée.
Mandataire du marché de surveillance vectorielle dans les départements des Deux-Sèvres, de la Vienne, de la Haute-Vienne et de la Corrèze, QUALYSE joue un rôle central dans ce dispositif. Du 1er avril au 30 novembre, le laboratoire assure la pose et le relevé des pièges pondoirs. Il traite également, tout au long de l’année, les signalements transmis par les citoyens. Ces actions s’inscrivent dans une collaboration étroite avec les partenaires Altopictus, TERANA Creuse et LDAR24.
Une mobilisation collective nécessaire pour limiter la prolifération
La surveillance du moustique tigre repose aussi sur l’implication de chacun. Photographier et signaler sa présence permet d’affiner la cartographie de sa répartition et d’améliorer la réactivité des dispositifs de surveillance.
Pour en savoir plus sur ce moustique et adopter les gestes préconisés permettant de limiter sa prolifération, nous vous invitons à consulter le site de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine.
Ensemble, renforçons la surveillance du moustique tigre pour protéger la santé de tous.





