Surveillance du 1,4‑dioxane dans les eaux douces

Publié le 20 mai 2026
Catégorie : Expertise
Ingénieur scientifique analysant un échantillon d'eau dans son laboratoire.

Dans un contexte de vigilance accrue des micropolluants émergents, QUALYSE a développé une méthode d’analyse du 1,4‑dioxane dans les eaux douces par extraction sur phase solide (SPE) et chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en tandem (GC/MS-MS). Avec une limite de quantification de 0,1 µg/L, cette méthode permet une surveillance fine et sensible de cette substance dans le milieu aquatique.

Une substance mobile et persistante

Le 1,4‑dioxane est une molécule chimique de synthèse, de la famille des éthers, historiquement utilisée comme solvant industriel ou comme stabilisant de solvants chlorés. Il peut également être présent à l’état de trace dans certains produits manufacturés (détergents, cosmétiques, textiles, produits chimiques).

En raison de ses propriétés physico‑chimiques, le 1,4‑dioxane est :

  • très soluble dans l’eau,
  • peu adsorbé par les sols,
  • peu biodégradable.

Ce qui favorise sa migration vers les eaux souterraines et superficielles et sa persistance dans l’environnement.

L’enjeu d’une détection à de très faibles concentrations

Des campagnes nationales menées par les autorités sanitaires ont mis en évidence la présence régulière de 1,4‑dioxane dans certaines ressources en eau, notamment en lien avec des rejets industriels ou urbains anciens ou actuels.

L’ANSES indique que cette molécule a été détectée dans une proportion non négligeable d’échantillons d’eaux brutes et d’eaux destinées à la consommation humaine, parfois à des concentrations supérieures aux limites de quantification disponibles auparavant.

Dans ce contexte, la capacité à mesurer le 1,4‑dioxane à de très faibles concentrations est un enjeu clé pour :

  • le suivi de la qualité des ressources en eau,
  • l’évaluation des risques sanitaires,
  • l’aide à la décision pour les acteurs de l’eau (collectivités, industriels, bureaux d’études).

Un risque sanitaire à surveiller de près

Le 1,4‑dioxane est classé comme cancérogène possible pour l’Homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

Les connaissances actuelles sont principalement issues d’études expérimentales qui indiquent qu’une exposition prolongée peut affecter le foie, les reins et le système nerveux. De plus, des effets cancérogènes sont observés chez l’animal après ingestion chronique d’eau contaminée.

Sur cette base, l’ANSES a récemment proposé une valeur guide sanitaire pour les eaux destinées à la consommation humaine, afin de renforcer la protection des populations et d’accompagner les démarches de surveillance.

L’expertise QUALYSE au service d’une surveillance des eaux renforcée

La méthode développée par le laboratoire permet :

  • une quantification fiable dès 0,1 µg/L,
  • une adaptation aux matrices d’eaux douces (eaux superficielles, souterraines),
  • une réponse aux attentes actuelles des acteurs de l’eau face à l’émergence de nouveaux paramètres de surveillance.

Cette capacité analytique s’inscrit dans l’engagement de QUALYSE à anticiper les évolutions réglementaires, à accompagner ses clients dans la maîtrise des risques sanitaires et à garantir un haut niveau de qualité analytique.

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